poèmes
Amie insomnie
écrire dans la nuit
mot après mot
d'un poignet bot
suivre un chemin
de pente toboganne
trouver un estuaire
qui coule vers le jour
oublier les amours
et les plumes de vent
qui tissent des histoires
dont on ne retient rien.
°
Les mots comme les nombres
portent des décimales
par lesquelles leur sens
s'écoule et se répand
en multiples acceptions.
Toute phrase est une équation
traversée par le réseau
des inconnus et insus
qui articule le doute
et laisse au corps
aux yeux et aux visages
aux postures et distances
la totale liberté d'acquiescement.
Tout dialogue est sourd
toute parole est muette
avant qu'un simple sourire
ne l'éclaire
comme une fenêtre ouverte.
°
Je connais un notaire
qui partage ce qu'il reste
des amours mortes
comme des parts de deuil
qu'il disperse en héritage.
Le cèdre est mort.
écrire dans la nuit
mot après mot
d'un poignet bot
suivre un chemin
de pente toboganne
trouver un estuaire
qui coule vers le jour
oublier les amours
et les plumes de vent
qui tissent des histoires
dont on ne retient rien.
°
Les mots comme les nombres
portent des décimales
par lesquelles leur sens
s'écoule et se répand
en multiples acceptions.
Toute phrase est une équation
traversée par le réseau
des inconnus et insus
qui articule le doute
et laisse au corps
aux yeux et aux visages
aux postures et distances
la totale liberté d'acquiescement.
Tout dialogue est sourd
toute parole est muette
avant qu'un simple sourire
ne l'éclaire
comme une fenêtre ouverte.
°
Je connais un notaire
qui partage ce qu'il reste
des amours mortes
comme des parts de deuil
qu'il disperse en héritage.
°
Je suis fou d'utopie
de ces lieux d'outre-monde
où rien ne se rencontre
qui ne soit déjà là
qui ne soit déjà vu
déjà parti, déjà vécu.
Ces lieux sans avenir
qui s'en vont comme ils viennent
et puis reviennent encore
sous une marche vaine.
°
de ces lieux d'outre-monde
où rien ne se rencontre
qui ne soit déjà là
qui ne soit déjà vu
déjà parti, déjà vécu.
Ces lieux sans avenir
qui s'en vont comme ils viennent
et puis reviennent encore
sous une marche vaine.
°
Le cèdre est mort.
La tronçonneuse folle
a coupé le bouleau.
La lune est noire,
elle porte le deuil
des arbres qui s'aimaient.
°
Il est une fois
un vieil homme qui marche à l'envers
il va d'où il vient
derrière lui dans son miroir
un enfant le regarde
et il pleure de joie
il sait qu'il ne grandira pas.
°
La première carte
porte le mot "Liberté"
La deuxième le mot "Égalité"
La troisième le mot "Fraternité".
Battez les trois cartes
jusqu'à obtenir
Égalité, Fraternité, Liberté.
Battez encore
jusqu'à obtenir
Fraternité, Égalité, Liberté.
La citoyenneté
est un jeu de hasard.
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